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Dimanche 20 septembre 2009

 Il était une fois…

 Il était une fois, la petite sirène.

  Elle se plaisait à regarder les vagues  d’en bas, comme l’on regarde allongé dans l’herbe, les nuages. A espérer respirer comme l’on retient son souffle parfois, heureux des secondes tenues sans air. Femme enfant, prisonnière des reflets bleus d’une vie qui  nage sans elle.

 La voila qui parcourt  les vagues escarpées des jours de tempête, qui nage en vain les jours de silence, à la recherche d’un nouveau monde… Un monde fait d’air et de feu, de vent et de larmes visibles.

 Impuissant poisson qui ne sait marcher, qui ne peut comprendre ce qu’est le vertige.

 Elle rêve sa vie jusqu'à perdre le sens de celle qui l’entoure  de coquillage, de ballets médusé, d’algues entortillées. Elle ne voit plus briller, la nuit, les poussières d’étoiles que lui envoie la lune par rayon mouillé. Elle ne sent plus l’apesanteur délicieuse qui confond le bas du haut, et qui maintient le corps dans une danse suspendue, sans fil, sans autre danger que la grâce aveuglante des mouvements ralentis.

 Elle ne cherche plus à attirer les marins à elle, à les emporter au creux des vagues sans fonds. Mais n’attends qu’une chose, qu’ils l’emmènent  au pays de la voix claire, dans le monde de la chaleur, dans l’univers où les algues se font d’écorces, et où chacun de ses pas lui rappellera que tomber fait mal.

 

Petite sirène, malheureuse fillette qui cherche sa place.

 Fille de roi, à la voix cristalline, vibrante de fragilité, à l’allure gracieuse … ne sait voir en elle qu’une coquille vide, des cheveux trop mouillés, un corps qui ne sait décider entre l’eau et la terre.

 Fille de l’eau, toi qui a les yeux embués d’avoir trop plongé dans le monde solaire, pourquoi cherches-tu à brûler quand tu peux te fondre dans les abimes sans t’y noyer ?

 

  Il était une fois…

  Une fille, entre l’eau et la terre, qui  ressemble à toutes celles qui se promènent le long des berges de la vie, hésitant entre plonger et courir.

Il était une fois, le grand bleu, et la forêt vierge. Deux mondes pas tant opposés que ça... si ce n'est que leur immensité dangereuse est bien trop attirante pour  qu’ils puissent être vécus ensemble.

 Deux Univers, à choisir ou mourir.

 Une frontière qui sépare d’une onde, deux pays, à rêver ou tuer.  

Il était une fois…

Une fille qui cherchait à retenir de ses doigts le mince filet de rêve salé que lui laissait les poissons.

Une fille qui cherchait à retenir de ses cheveux le mince rayon de rêve lumineux que lui laissait les nuages.

Il était une fois …

Elle et toi.

 Deux âmes qui s’interdisent tout sauf de croire que demain peut être d’or et d’eau.

 Deux dés donnés à des dames décideuses de destinées ! Les voila qui jouent et rejouent leur souffle au poker. Dame de pique, cœur, carreau, échec et mat, c’est leurs vies qu’elles remettent en jeu à chaque carte posée, à chaque dé lancé.

Il était une fois…

Bleu ou vert

Partir ou rester

Vouloir ou devoir

Aimer ou rejeter

Il était une fois…

 

La vie.

 

A toi ma chère Meduzantic, qui ne sait être entre deux. A toi qui connait la route sans la trouver, mais qui inspire par le rêve sûr de lui, par les pas calculés d’une vie décidée. Qui même à la rencontre de rochers, de vagues traitres, sait retrouver le chemin d’une vie pleinement aérienne. A mon amie du vent, il était une fois une fille qui savait où elle était ! Ce texte pour le souvenir de la petite sirène en chacune de nous deux, cette fille qui attends la terre promise et qui finit par la trouver.

Météo:
 Sous l'eau ou sur la terre, une nouvelle ère s'installe. Attachez vous a vos bouées, ca va secouer!
 Le Storia, au beau milieu du bleu, au centre de la terre mouvante, vous salue!
Joaluna

Par Joaluna
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Samedi 5 septembre 2009

Et toi mon coeur p ourquoi bats-tu?
 
 Cette phrase résonne sur les ponts du Storia, passant de l'état de légère plume dans le vent, au tourbillon qui asaille l'esprit embrumé de fin de soirée.
 
 Pourquoi diable, bats-tu?
 
 Fermons les yeux...
 
 J'entends d'ici l'écho des vagues..., du souffle glacé des temps anciens, de l'espoir fou de l'âge d'or, du courage sorti des temples, de l'attente sans nauvrage de tous les passionnés.

 Boum boum boum... J'entends de tout côté la voix chuchotée... de la raison, du poison, du fantôme de l'insconcient, de l'ange emprisonné...BOUM BOUM BOUM!   
 
Tape sur nos tempes, étreint nos trippes, enlace nos doigts, allume les lampes de nos yeux!! Boum, boum, BOUM!
 
 Battement..., tel un tonnerre sans éclair, dis nous ce que chacun des tiens, qui nous amènent à vivre, à mourir, signifient pour aujourd'hui et demain! 
 Battement..., dis nous ce que chaque seconde construite par vos rythmes, qui nous amène à soupirer, à danser, signifie pour nos larmes et nos sourires.
 
 Mais pourquoi, mon coeur, ne te rends tu pas encore au silence?
 
 Fermons les yeux...
 
 Je sens déjà l'émotion m'envahir... les nuits volées, les journées secrètement tenues, les secondes dévorées, les minutes supliées, les heures massacrées, les années lachées...
 BOUM, Boum, bouuum! Tachycardie du temps détourné, fibrillation ventriculaire de l'angoisse à peine dissimulée, entre sueur et tremblements, dis moi, pourquoi bats tu?
 
 Fais de nous des marins marionnettes, habille nous de rayures solaires,  étire nos bras vers l'horizon bleu, soulève nos voiles d'espoir, trace sur l'eau les battements de l'avenir!! Une bombe lachée...Boum, boum, BOUM! Eclabousse, mouille, tache de blanc le present, pour un avenir d'écume!
 
 Battement..., tel un typhon sans fond, dis nous ce que chaque coup donné par les tiens, qui nous fait tomber, nous relever, signifie pour nos blessures et nos cassures.
 Battement..., tel une fumée sans feu, dis nous ce que chacunes des gouttes de sang par toi écoulées, qui nous font embrasser, enlacer, signifient pour nos lèvres et nos âmes.
 
 Fermons une nouvelle fois les yeux... 
 
 Je vois à travers le voile opaque, les écrits tremblants  d'une génération en devenir, d'un présent pressé d'en finir, d'un temps sourd d'avoir braillé.
 Je lis la détresse des puits sans eaux, des lignes sans encre, des pages froisées pour un semblant de vécu. Boum boum,... BOUM!!
 Battre à la chamade, battre à s'en rompre les tempes, battre à tout coeur...
 
 Et toi mon coeur....
 Toi si petit, tant fragile,... toi qui caresse à travers la peau l' innocence de tout ce qui t'entoure...Toi qui pourtant tressaille sous les pas de l'inconnu, frémit en entendant la voix de l'amoureux transit... Toi par où tout passe; le chagrin, la joie, la mélancholie,...l'existence.
 Toi qui peut tout rendre en trébuchant sur un de tes battements. Toi qui peut arracher tout souffle en sentant le sommeil irresitible, l'irréversible fatigue.
 Toi qui nous fais rougir, pâlir!
 Toi qui ne connait le repos, toi qui ne cesse de courir, toi qui ne peux te ta ire, dis nous, dis le!!!
 
 Répond, mon coeur pourquoi bats-tu?
 
 Amour, passion, famille, travail, divertissement, amis, voyage, aventures, la terre, le soleil, la pluie, les rires, boum boum BOUM!!
 Mon coeur, surtout ne t'arrêtes pas, laisse moi encore demain poser cette ultime question. Laisse moi crier, appeler à la danse de l'interieur, reveiller mes mains, faire sauter mes jambes, ouvrir les yeux, reposer ma tête,... en entendant cet ephémère refrain du boum boum BOUM!!
 
 Et toi mon coeur, pourquoi bats-tu? Et toi mon coeur, pourquoi...Et toi mon coeur... Et toi... Boum, boum, BOUUUUUUUUM!!!
 
 
 Pour toi Joh cheri, parce que tu me le fais sentir,... parce qu'on ne sait ce que demain réserve à nos pauvres corps, maudits pantins de la terre.
 A michael, qui nous a tant fait sentir nos pas et nos âmes. Que son coeur demeure intemporel, ...un lâché prise du battement, qui restera dans nos veines, éternellement un boum boum, BOUM!!

Par Joaluna
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Dimanche 28 juin 2009
"Appel à tous les passagers. Dans une demie heure, à chacun sa bouteille à la mer à jeter! Amoureuses, amoureux, préparez vos mots à la mer! Vos souhaits, vos regrets dans du verre, qu'elle apportera qui sait, peut être à votre réponse! Dans une demie heure, tenez vous prêts au Pont Nord!Merci."

 

Une demie heure, une demie heure pour mettre en mots ce qu'il y a de secret, d'important, d'inutile mais de tellement présent. Ce qui fais que j'expire le passé, inspire l'instant et souffle sur l'avenir.

Je cherche une feuille, fébrile.

Une demie heure, une demie heure pour exprimer d'encre, les pages patinées des mes pas prudents, portées de ponts à ponts. Ce qui fait que j'efface, que je saute des mots, que je tourne et retourne ceux inscrits dans ma tête, pour rester une illusion d'ordre.

 

Un crayon, un stylo, qu'importe la couleur, les mots en ont déja.

 

Une demie heure, une demie heure, pour allumer les musiques. Que les mots, mélodie de mon esprit, se mêlent à ceux de mon coeur, qu'ils atteingnent dans une vague les lignes de ma main, et que chacun de mes doigts parlent d'empreintes inconnues. Ce qui fait que je me lève, ouvre les bras, me couche toujours en chanson.

 

Une musique, cette musique, qui pendant une demie heure me fera écrire, c'est ça, chante!

 

Une demie heure, une demie heure, pour raturer, innover, gribouiller, jeter, garder, trouver, déchirer. Ce que la mer doit savoir, ce qu'elle doit m'apporter, ou perdre. Ce qu'elle doit laisser espérer, ce qu'elle doit à tout prix faire oublier, ce qu'elle doit noyer, ou faire ramer.

 

 Une demie heure, une demie heure, une demie heure, une demie heure pour vingts deux ans de pleine mer. C'est résumer ce qu'est le fond marin en un coquillage. Une tempête en un bruit de vague, un coucher de soleil en un coup de soleil.

 Une demie heure, une demie heure, une demie heure, une demie heure, une demie heure pour une vie en bouteille. Choisir le meilleur, ou le pire, préférer résumer, ou en garder un instant.

 Confondre la mer et le ciel, l'avion et le bateau, la nuit et le jour, après tout qu'importe... La mer poliera les mots, en effacera leurs contours. Et si elle ne les atteints pas, si cette bouteille reste fermée et qu'elle traverse le temps, ignore les rochers, survie aux marées, son eau salée n'en sera pas moins utile. Une perle de mots en son coquillage de verre.

 Parce qu'on a tous eu besoin, petits, de lâcher un ballon au milieu de tous les autres, espérant qu'il irait très très loin, le plus loin possible! Qu'il vivrait le vent, les paysages en grands, la mer d'en haut, et même qu'il défierait les avions. On lui a tous souhaité de rencontrer quelqu'un, à l'autre bout de la terre. On a prié pour qu'il ne connaisse ni les nuages ni la pluie, pas d'oiseaux voraces ni d'extraterestres, et aucunes branches dans une forêt inconnue. Le mien était rouge, et comme une petite braise imperceptible, je l'ai vu partir en direction du soleil.

 

 Comme mon ballon, j'écris ma bouteille.

 

Une demie heure, une demie heure pour salir la mer de l'humain. Que ce qui est en moi salisse seulement de sel, celle sans qui, cette route serait sans saveur. Du verre pour du bleu, du vert pour un bleu. Mes coups de coeur, mes coups de sang, mes coups de poing, mes coups foireux!  

 Je signe, et en une seconde je plis ma vie en quatre, roule les mots qui baignent dans mes veines, glisse dans la bouteille ce qui va jouer au nauvragé.

 Robinson de verre trouvera t il une île déserte, un pêcheur curieux? Fera t il le grand bleu, saison après saison? Ame d'enfant, je retrouve mon âme de ballon rouge.

 

"Appel à tous les passagers, le temps est arrivé de laisser la mer décider de la suite! Attention, lancez!"

 

 Pleins de petits nauvragés, heureux, amoureux, déséperés, rêveurs, curieux, jeunes, âgés, drôles, graves,

 Se retrouvent dans leur coquille de verre, à transporter à l'avenir...

 Ce qu'une demie heure de mots avait à dire...

  

 

 (ayant joué le jeu jusqu'au bout, une demi heure c'est court, je n'ai pas eu le temps de faire la météo, alors à vous de la faire! Peut être est elle dans votre bouteille?!)

Joaluna

Par Joaluna
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Lundi 1 juin 2009
Minuit sur un pont  parmis ceux du Storia. Et un autre soir, une autre nuit, une autre vague noire teintée du reflet d'une autre lune. Toujours les mêmes yeux regardant un paysage similaire, fait de petits monts noirs et mouillés, clapotants dans une lumière déjà connue. Les mêmes mains, sur le même pont.
 Minuit en pleine mer, au beau milieu de ce que l'on veut croire. Minuit pour une page qui se tourne. Pour fermer ou ouvrir la nuit; qui peut dire de quoi la vie des pages est faite?
Une page se tourne, une page faite de secondes, de minutes, et de tellement plus.
Une page se mouille, celle d'un cahier de brouillon, ou celle du plus beau des cahiers que l'on osait toucher. Celle qui entame l'histoire ou celle qui la termine. Une page inscrite de pattes de mouches chuchotantes ou de grandes majuscules criantes. Qu'importe....puisqu'elle se tourne. Il est minuit.
Une page se tourne, dans un grand fracas, une dechirure, un bruissement, en silence... Une page qui choisie sa fin, et qui au delà des mots qu'elle porte, ouvre la porte à une autre porte, nous laissant au seuil de sa mort.
Qui sera la plus chanceuse des pages? Celle qui nous aura fait mouiller les yeux, celle qui aura reçue le mascara noir à jamais posé sur ses lettres devenues maintenant célèbres, ou celle qui saura se faire oublier pour en faire vivre une nouvelle, dans un battement de coeur ? Celle que l'on ne pourra oublier parce-qu'elle se rapelle à nous à chaque fois que l'on entend cette chanson qui passait quand on la vivait ? Celle qui revient par surprise quand l'on passe à côté de cette plage qui partageait notre aventure? Celle qui sait d'avance qu'on la fera ressuciter des milliards de fois parce-qu'elle renferme des secondes, des minutes, et tellement plus? Qu'importe, elle se tourne, au bord de minuit.
Une page d'un livre, dèja écrite. Une page d'un livre écrit, une page d'un livre à écrire. Une page pour une autre page. Qui comme ce pont de bateau, fera s'agripper des mains, les désaissira, les fera fremir, les unira, choisira de les désunir, dans une histoire de grand vent, de tempête, de Roméo et Juliette des fonds marins, de jour ou de nuit. Il est minuit.
Une page à déchirer, pour un livre à dénumeroter. Une page à garder, pliée en quatre au fond de sa poche, pour une trace à sentir bruisser. Une page à pleurer, pour la détrempée. Une page à corner, pour un livre à réouvrir. Une page à surligner pour un livre guidé. Une page pour minuit, pour raconter cette nuit, à laisser passer, à oublier, à se rapeller, à réinventer, à laisser secrète, le livre enfin refermé...
Il est minuit, sur le pont parmis ceux du Storia.

Bonne nuit à tous les passagers!

Météo: Je reviens, je reviens, pleins de pages à écrire, à desécrire, pour raconter le Storia. Toujours en mer!!
Joaluna
Par Joaluna
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Mardi 28 octobre 2008
 Bonjour a tous!!
 J'avais écrit pleins d'écrits que j'ai oubliés dans le train..
 Ces temps ci, beaucoup de chose à faire, qui m'empechent de prendre le temps pour écrire. Je reviens dans un mois, une fois que mon stage sera fini, si le bout du tunnel arrive.  Alors tous a vos barques, le Storia vite sa coque des ses passagers et fais route seul vers des terres cannibaliennes!  A bientot pour le reve..
Bisouus

 






(dessin tiré de la serie les freres scotts)

Joaluna...
Par Joaluna
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Samedi 13 septembre 2008

Il y a des moments pour tout,

Un moment pour dormir, pour se lever,

A rire, à pleurer.

Pour arriver, pour partir.


 Reviens au port, à ton pays.


Il y a des instants à tout,

Un instant de certitude, un instant de vérité,

A rêver, à douter.

Un instant de chaleur, un instant de froid.



Marin chéri, que la mer à déjà tant porté.



Il y a des histoires pour tout,

Une histoire pour apprendre, pour tromper,

A détester, à adopter.

Pour exister, pour mourir.



Balayé,écumé, vidé, délavé



Il y a une étape pour tout,

Une étape pour avancer, pour s’envoler,

A franchir, à réfléchir.

Pour reculer, pour sauter.



Reviens au port, à ton pays.



Il y a une conscience à tout,

Une conscience d‘être, de comprendre,

A accepter, à voiler.

Une conscience de réveil, de perdition.



Marin chéri, pour qui l’univers bleu à déjà tant tourné, la terre te supplie.



Il y a une parenthèse à tout,

Une parenthèse de souffle, de regret,

A espérer, à étouffer.

Une parenthèse de vie, d’oubli.



Sèche, essor, égoutte tes larmes.



Il y a un temps pour tout,

Un temps pour décider, pour vouloir,

A bannir, a rejeter.

Un temps pour décevoir, pour promettre.



Reviens au port, à ton pays,

Marin chéri, que rien ne t’arrête.

Ni les doutes, ni les peurs, les échecs, le malheur,

Et que, vers la lumière rassurante, les flots te ramènent.

Reviens au port, à ton pays, Marin tant chéri.

Météo: Me revoila! L'ancre détachée des fonds marins, et prête à jeter toutes les bouteilles possibles à la mer. Comme ce texte entre flou et flou, j'espère que  retrouverez la fidèle Joaluna, toujours en pleine mer, avec vous chers passagers!! Bon vent, repartons. (photos sur liensdemer.blogspirit.com, sdvt.com)

Par Joaluna
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Mardi 26 août 2008

Et oui, je reviens le temps d'une parenthese mcdonald pour vous dire que c'est malgré moi que j'écris plus sur la sphère blogienne. Je reviens bientot je l'espere en attendant merci a Nicolas d'avoir passé le message,, portez vous bien!!! une marée de bisous pour vous tous!


Joaluna


patience patience dans l'azur....Chaque atome de silence est la chance d'un fruit mur!

Par Joaluna
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Jeudi 15 mai 2008
 Le soleil se couche dans une éternelle récidive,
 laissant à la nuit le privilège de noyer l'habitude.
 Mystère, cauchermard, rêve doux, Qui va là?
 Entre chuchotements et grands rires.Tout est permis....

 Le soleil éteint peu à peu son miroir mouillé,
 laissant la mer face à l'unique issue; n'exister que par elle-même.
 Qui suis-je? Face à face inconnu, dos à dos deviné.
 A tâtons, titubants, taisons toute solitude silencieuse. Ta main...

 Le soleil descend, un par un, ses larges bras, derrière les draps salés,
 laissant aux hommes le soin de decider du reste de l'histoire bleue.
 Bougie fumante ou flamboyante; Marins et sirènes, sur le même bâteau.
 Dormir déja? Borde mon visage...

 Le soleil salue la vie d'un clin d'oeil; l'histoire éternelle d'un adieu à un bon jour,
 laissant à la terre, ses seules larmes marines pour répondre aux regrets.
 Sourire caché, larme dévoilée, que laisserai-je? Un flot de visages en un, pour la même vie;
 Deja tien...

 Le soleil baigne ses yeux dorés dans l'aveuglante route de l'île aux trésors,
 laissant à l'aventurier, la nuit comme escale à ses espoirs fous.A quoi rêves-tu?
 Verres de vin, bras levés; entrechoquent, tappent, crisent les rêves bandits.
 Frappe l'illusion. Sans contre-façon...

 Le soleil plonge du haut d'une falaise nuageuse,
 laissant au ciel, la nuit pour ôter les gouttes scintillantes laissées.
 Strass et paillettes, aux étoiles, le premier rôle d'or et d'argent est laissé.
 Que nous reste-il? Ma main...

 Le soleil rend son dernier rayon, jette les armes,
 laissant au souvenir instantané, la trace sanglante de son épée.
 Plaie, suture, bandage, pansement,ciseau, tampons, une infimière à bords!
 Mon homme pansement? Borde ton visage...

 Le soleil renaît de l'autre côté de la terre,
 laissant à la lune le privilège du règne sacré, celui d'éclairer nos coeurs.
 Lumière, obscurité, sur le fond de tout et la surface de rien; Nous?
 A l'image d'un noir qui se fait lumière interieure. Dejà mien...


                         Bordons notre nuit, notre histoire...


Météo:Ciel où cours tu? Tu passes trop vite, et trop longuement à la fois! M'amèneras tu un jour vers l'îles Ameros Lilas?
BISOUS BOUTEILLE A TOUS!

Joaluna, fidèle passagère et aventurière
Par Joaluna
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Dimanche 30 mars 2008

   La Belle sur la mer, laisse de sa main, une rose tomber... 

   "Adieu espoir d'été, adieu mon amour,

   Toi mon souvenir séché, meurtri, va-t'en loin de moi,

   Et cesse de rapeller à moi, les vagues amères des pleurs imprononçables." 

                                  VA...
                         

 

   La Belle accrochée à la ballustrade, laisse de ses yeux, un regard glisser...

  "Ne l'engloutie pas, Mer, je ne veux voir sa mort!

   Toi mon souvenir si vif, si puissant, que je ne peux souffrir,

   J'essaye en vain de détacher mes yeux de toi,... déja si loin."

                                 Et VIENT.
                            

                         

  La Belle cours sur les ponts, emportée par l'élan, laissant sa folie faire son souffle...

  "Attends, reviens, pourquoi me laisses tu?

   Toi mon souvenir vital, mon air, mon espoir, ne me laisse pas comme ça,

   Attends j'arrive à ta suite, je suis là, une vague nous sépares à peine!"

                                        VA!

                              

   La Belle, les pieds joints à l'arrière du bateau, laisse de son coeur, une déchirure couler...

   " Trop tard ma fleur, mon âme, mon soleil!

   Toi mon souvenir grinçant, frappant; toi ma douleur insolente,

    Etients-toi, vagues après vagues, gouttes après gouttes..."

                                Et VIENT...

                          

  La Belle au milieu des passagers, laisse à ses pieds, sa route guider...

  "Adieu, bonjour, sourire ou pleurer,

  Toi mon souvenir, mon passé, mon présent, mon avenir,

  Un océan de sécheresse, une mer, une mare, une goutte, une larme dans la voix.

                                           VA
                               

 

 La Belle ouvre sa valise et laisse de ses mains, une lettre échouer...

 " Je pense toujours à toi,

  Toi mon souvenir ravi, mon étincelle, ma puce,

  Cesse de pleurer, je t'appartient à jamais, la mer n'est rien quand une route salée entre nous est tracée."

                                         Et VIENT!
                                    

 

 

  

  La Belle devant les étincelles marines, de leur reflets se laisse éclairer...

                   Va-et-vient




Météo:
 A vous de me dire quel temps il fera demain pour vous ! Ici c'est le printemps, comme chacun le sait, le printemps est incertain, tantot habillé d'hivers, tantot d'été, aussi changeant qu'une girouette, les coeurs n'ont qu'a bien se tenir!  Bouteille de bisous, merci d'être toujours fidèles dans cette croisière, et elle avance, avance.  Joaluna

 

Par Joaluna
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Mardi 12 février 2008

Que souffle le vent de l'inspiration, que se lève la tempête mots!
Qu'ils arrachent les vagues à ma rame, qu'ils soulèvent ma voile abandonnée.
Que sous cet orage se fende ma coque, que les malles s'envolent!
  Tous à babord!!
Moi je reste là, droite et immobile. Je me fou de tout, car je pense à toi...


 
 
 
Que la mer se fasse flaque, que s'asséchent chacunes de ses gouttes d'encre!
Que son sel creuse le bois de ma rame, qu'il enfouisse à jamais les mirages d'un bâtiment doré.
Que par cette sécheresse s'écorche l'ancre, que les malles vacillent!
  Tous à terre!!
Moi je reste là, droite et immobile. Je me fou de tout, car je ne pense qu'à toi...
 
 
 

 

Que se perdent les dernières traces solaires écrites sur la mer, que le language des étoiles s'éteigne.
Que ma boussole laisse son marin seul à sa rame; qu'elle tourne et retourne la nuit et le jour!
Qu'au milieu de cette inconnue instable, avec ou sans yeux, les malles s'entrechoquent!
 Tous a tatons!!
Moi je reste là, droite et immobile. Je me fou de tout, car je ne veux plus penser, qu'a toi...
 
 
 

 

Que s'enflamment les cartes de l'esperance écrite, que coule le sceau qui lie tant de promesses déposées par la main.
Que le crepitement de ma rame devenue soleil éphèmere, envoûtent les pupilles des marins perdus en mer.
Que le feu apelle la mer à sa terre promise, que les malles se preparent au debarquement!
 Tous à la recherche de l'oiseau!!
Moi je reste là, droite et immobile. Je me fou de tout, car je ne peux pas ne pas penser, à toi...
 
 
 
 

 

Que tombe le ciel goutte à goutte sur les vagues, pages du livre mer. Que se deverse du sac nuageux, les poussières brillantes d'un message à traduire. 
 Que glisse sous ma main ma rame, devenue bâton de pluie et que par sa musique, il apelle à nous les sirènes oubliées.
 Que sous cette pluie battante, dans un corps à corps, marins et sirènes mélangent deux univers.Que les malles delavées offrent un decors parfait.
 Tous enlacés.

Moi je reste là, droite et immobile.Je me fou de tout, car je pense et repense à toi...

 

 

 

 

A tous nos sentiments amoureux, à chaque personne qui attend quelqu'un de precis quelque part, qui l'attend sous la pluie, dans le noir, sous le vent, dans le quotidien, et qui se retrouve droite et immobile, et qui se fou de tout, car elle ne pense qu'a...

 

 

Météooui oui oui, je saiiiiis, le vent de la negligence passe de plus en plus souvent sur les ponts du storia!! Nous voguons toujours sous un soleil froid, les ponts sont desert, mais dans chaque cabine la vie sommeille.Chambre 457? qui y dors encore!!??bisous bouteille a tous

Par Joaluna - Publié dans : empreintedelune
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